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Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Selon Anas (que Dieu lui accorde Sa satisfaction), le Messager de Dieu (bénédiction et salut de Dieu sur lui) a dit: “Trois choses accompagnent le mort jusqu’à sa tombe: sa famille, sa fortune et son oeuvre. Deux d’entr’elles retournent et une seule reste: sa famille et sa fortune retournent et son oeuvre reste avec lui”. (unanimement reconnu authentique)

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Chapitre 54, Page 181, Numéro 459

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Écoutez Récitation

15. Quant à l’homme, lorsque son Seigneur l’éprouve en l’honorant[1] et en le comblant de bienfaits, il dit: “Mon Seigneur m’a honoré”.

16. Mais par contre, quand Il l’éprouve en lui restreignant sa subsistance, il dit: “Mon Seigneur m’a avili”.

17. Mais non! C’est vous plutôt, qui n’êtes pas généreux envers les orphelins;

18. qui ne vous incitez pas mutuellement à nourrir le pauvre,

19. qui dévorez l’héritage avec une avidité vorace,

20. et aimez les richesses d’un amour sans bornes.

21. Prenez garde! Quand la terre sera complètement pulvérisée,

22. et que ton Seigneur viendra ainsi que les Anges, rang par rang,

23. et que ce jour-là, on amènera l’Enfer; ce jour-là, l’homme se rappellera. Mais à quoi lui servira de se souvenir?

24. Il dira: “Hélas! Que n’ai-je fait du bien pour ma vie future!

25. Ce jour-là donc, nul ne saura châtier comme Lui châtie,

26. et nul ne saura garrotter comme Lui garrotte.

27. “Ô toi, âme apaisée,

28. retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée;

29. entre donc parmi Mes serviteurs,

30. et entre dans Mon Paradis”.

Sourate 89. L’aube (Al-Fajr)

[1] En l’honorant: (autre sens) en étant généreux avec lui.

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Imam, Al-Qadi, Abu Bakr Muhammad bin’ Abdul-Baqi Al-Ansari – que la Miséricorde de Allah soit sur lui – vivait à la Mecque. Il n’avait pas mangé de la nourriture plus longtemps que ne lui était confortable. Il est devenu extrêmement affamé, mais n’avait rien avec lequel il pouvait manger. Pendant qu’il marchait dans les rues de la Mecque, pensant à sa situation fâcheuse, il a trouvé un sac en soie qui était attachée par une corde en soie. Après qu’il a pris le sac, Imam Abu Bakr l’a ramené à sa maison. Là il a ouvert le sac et a trouvé à l’intérieur un collier de perle, dont – en termes de beauté et qualité – il n’a jamais vu dans sa vie. Mais s’il avait eu un sentiment de joie d’avoir trouvé un objet de si grande valeur, cette joie était de courte durée, parce que quand il est retourné dans la rue, il a trouvé un vieil homme qui annonçait qu’il avait perdu un sac en soie qui contenait un collier de grande valeur. Le vieil homme a dit qu’il y avait une récompense de 500 dinars pour la personne qui lui retournera le sac et le collier.

Beaucoup d’autres personnes qui sont mis dans un examen similaire échouent, particulièrement ceux qui sont pauvres et pour qui la tentation d’un article de grande valeur est simplement trop irrésistible. Mais pas pour l’Imam Abu Bakr, qui au lieu de réfléchir sur sa propre situation, a ramené le vieil homme avec lui à sa maison et lui a demandé de décrire le sac, la corde, les perles et la corde à laquelle ils étaient attachés. Le vieil homme a naturellement donné une description précise du tout, après quoi Imam Abu Bakr a sorti les articles perdus et les lui a donné. Le vieil homme a immédiatement sorti 500 dinars et a essayé de les remettre à Imam Abu Bakr, qui a alors refusé de prendre la récompense, expliquant que c’était un devoir religieux sur lui de restaurer les articles perdus et que, donc, il ne convenait pas qu’il prend une récompense pour avoir accompli ce devoir. Le vieil homme a continué à insister pendant un moment, mais Imam Abu Bakr était résolu qu’il n’allait pas prendre l’argent. Le vieil homme a alors pris son congé et est allé sur son chemin.

Peu de temps après, Imam Abu Bakr, peut-être cherchant une nouvelle vie et un nouveau moyen de gagner sa vie, quitta la Mecque et est devenu un passager sur un navire. Pendant son voyage, le bateau a commencé à descendre et en conséquence, beaucoup de personnes sont mortes et leur richesse avec elles au fond de la mer. Le bateau se cassait en morceaux et avec beaucoup de difficultés, Imam Abu Bakr en se tenant sur un des morceaux du bateau parvenu à rester ainsi à flot. Il a continué à se tenir sur ce morceau cassé pendant longtemps jusqu’à ce qu’il ait finalement atteint une île habitée, il ne savait pas combien de jours il est resté en mer.

En tant que nouveau venu à l’île, il ne connaissait personne. Ayant besoin d’un endroit pour se reposer et récupérer, il s’est assis dans une Mosquée. Tandis qu’il était assis dans la Mosquée, lisant le Coran, beaucoup de personnes l’ont entendu et l’ont approché, lui demandant de leur enseigner le Coran. Il était trop heureux de les enseigner et comme récompense pour ses services, elles lui ont payé une somme d’argent significative.

Plus tard, il a trouvé des papiers sur lequel été écrit des chapitres du Coran, il avait finalement trouvé une occasion de lire directement du Coran au lieu de réciter de mémoire. Apparemment, la plupart des personnes sur l’île étaient illettrées et voyant qu’il pouvait lire, une foule des personnes l’ont approché et lui ont demandé s’il pouvait écrire. Il a répondu dans l’affirmative et ils ont dit: “Enseignez-nous comment écrire.” Ils lui ont alors amené des enfants de tous les âges et il est devenu leur professeur. Et encore, en échange pour ses services, il a été payé un grand montant d’argent.

Étant satisfaite avec le caractère et savoir du nouveau venu, les chefs de l’île l’ont approché disant: “Parmi nous vit une jeune orpheline. Elle est riche et nous voulons que tu la maries.” Au début, Imam Abu Bakr refusa, mais ils ont insisté jusqu’à ce que finalement il a accepté de l’épouser.

Le jour de leur mariage, les chefs de l’île ont présenté Imam Abu Bakr à sa nouvelle épouse. Avec un regard de stupéfaction totale dans ses yeux, il a commencé à regarder fixement le collier qu’elle portait. Il fixa ce collier tellement longtemps que les chefs de l’île ont dit: “Tu brises le coeur de ce jeune orpheline, car au lieu de la regarder, tu regardes plutôt son collier.” Imam Abu Bakr leur a alors raconté son histoire avec le vieil homme a la Mecque. Chacun alors commença à prononcer le Témoignage de la Foi et à exalter la Grandeur de Allah. Leurs voix étaient si fortes qu’ils pouvaient être entendues par tous les habitants de l’île. Imam Abu Bakr a demandé: “Mais qu’est-ce que vous avez?” Ils ont dit: “Le vieil homme qui a pris le collier de vous est le père de cette fille et il avait l’habitude de dire: ‘Je n’ai jamais trouvé un musulman dans le monde excepté l’homme qui m’a restauré ce collier.’ Et avait l’habitude de supplier: ‘O Allah, réunis moi et cet homme, de sorte que je puis le marier à ma fille.’ Et maintenant c’est fait.”

Imam Abu Bakr a survécu son épouse et aux enfants qu’elle lui donna. Héritant du collier et puis la vendant pour 100′000 dinars, il est resté un homme riche jusqu’à la fin de ses jours.

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 270

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Selon Abou Said Al Khoudri (que Dieu lui accorde Sa satisfaction), le Prophète (bénédiction et salut de Dieu sur lui) a dit: “Quand vous voyez quelqu’un aller régulièrement aux mosquées, attestez pour lui qu’il est croyant”. Dieu exalté a dit en effet: “Seuls peuplent les mosquées de Dieu ceux qui ont cru à Dieu et au jour dernier”. (Chapitre 9 – verset 18).

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Chapitre 109, Page 336, Numéro 1058

Ayaat 130-132 ~ Ta-Ha

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Écoutez Récitation

130. Supporte patiemment ce qu’ils disent et célèbre Sa louange, avant le lever du soleil, avant son coucher et pendant la nuit; et exalte Sa Gloire aux extrémités du jour. Peut-être auras-tu satisfaction:

131. Et ne tends point tes yeux vers ce dont Nous avons donné jouissance temporaire à certains groupes d’entre eux, comme décor de la vie présente, afin de les éprouver par cela. Ce qu’Allah fournit (au Paradis) est meilleur et plus durable.

132. Et commande à ta famille la Salat, et fais-la avec persévérance. Nous ne te demandons point de nourriture: c’est à Nous de te nourrir. La bonne fin est réservée à la piété.

Sourate 20. Ta-Ha

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Muhammad bin Isa a rapporté qu’un jeune homme allait souvent voir Abdullah bin Mubarak; il étudiait sous lui, effectuait certaines courses pour lui et l’écoutait quand il rapportait des récits de Hadith. Un jour, Abdullah est allé à la ville où le jeune homme vivait et quand il ne le trouvait pas il a demandé sur lui. Il a été informé que le jeune homme avait été emprisonné pour un prêt qu’il ne pouvait pas rembourser. Abdullah a demandé: “Et combien doit-il?” On lui a répondu que le jeune homme devait 10000 dirhams. Abdullah est allé à la recherche du créancier et quand il l’a trouvé, il lui a donné 10000 dirhams, mais a condition qu’il ne dévoilerait pas son identité tant qu’il (c.-à-d. Abdullah) était vivant.

Quand le jeune homme a été libéré de la prison, on lui a dit à lui: “Abdullah bin Mubarak était ici et demandait pour te voir, mais il est déjà parti.” Le jeune homme s’est dépêché à la recherche de Abdullah et quand il l’a trouvé, Abdullah a demandé: “Jeune homme, où est-ce que tu était? Je ne pouvais pas te trouver.” Il a dit: “Oui, j’ai été emprisonné en raison d’une dette que je ne pouvais pas payer.” Il a dit: “Alors comment as-tu été libéré?” Il a dit: “Un homme est venu payer ma dette, mais pourtant je ne sais pas qui il est.” Abdullah a dit: “Jeune homme, éloge Allah pour la bénédiction d’avoir ta dette remboursé.” Et le créancier n’a jamais informé ce qui s’est vraiment produit jusqu’à ce qu’après Abdullah est mort.

On l’a rapporté qu’Abu Jafar Ak-Hadhdha a dit: “J’ai entendu Ibn Uyainah dire: Si votre réalité intérieure est le même que votre aspect extérieur, ceci est la droiture; si votre réalité intérieure est meilleure que votre aspect extérieur, alors ceci est la supériorité; et si votre aspect extérieur est meilleur que votre réalité intérieure, ceci est l’injustice.”

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 109

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Selon Abou Hourayra (que Dieu lui accorde Sa satisfaction), le Prophète (bénédiction et salut de Dieu sur lui) a dit: “Le Croyant n’est jamais piqué deux fois à partir du même trou”. (C’est-à-dire qu’on ne le trompe pas deux fois) (nanimement reconnu authentique)

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Chapitre 128, Page 507, Numéro 1832

Ayaat 12-19 ~ Luqman

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Écoutez Récitation

12. Nous avons effectivement donné à Luqman la sagesse: “Sois reconnaissant à Allah, car quiconque est reconnaissant, n’est reconnaissant que pour soi-même; quant à celui qui est ingrat…, En vérité, Allah se dispense de tout, et Il est digne de louange”.

13. Et lorsque Luqman dit à son fils tout en l’exhortant: “Ô mon fils, ne donne pas d’associé à Allah, car l’association à [Allah] est vraiment une injustice énorme”.

14. Nous avons commandé à l’homme [la bienfaisance envers] ses père et mère; sa mère l’a porté [subissant pour lui] peine sur peine: son sevrage a lieu à deux ans. “Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu’envers tes parents. Vers Moi est la destination.

15. Et si tous deux te forcent a M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas; mais reste avec eux ici-bas de façon convenable. Et suis le sentier de celui qui se tourne vers Moi. Vers Moi, ensuite, est votre retour, et alors Je vous informerai de ce que vous faisiez”.

16. “Ô mon enfant, fût-ce le poids d’un grain de moutarde, au fond d’un rocher, ou dans les cieux ou dans la terre, Allah le fera venir[1]. Allah est infiniment Doux et Parfaitement Connaisseur.

17. Ô mon enfant, accomplis la Salat, commande le convenable, interdis le blâmable et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise!

18. Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne foule pas la terre avec arrogance: car Allah n’aime pas le présomptueux plein de gloriole.

19. Sois modeste dans ta démarche, et baisse ta voix, car la plus détestée des voix, c’est bien la voix des ânes”.

Sourate 31. Luqman

[1]: Le fera venir: pour en rendre compte au Jour du Jugement dernier.

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Trois hommes sont venus voir Husain bin Ali (que Dieu lui accorde Sa satisfaction). Le premier s’est plaint d’un manque de pluie, Husain répondit: “Augmentez l’imploration du pardon d’Allah.” Le deuxième s’est plaint d’être stérile et de ne pas avoir des enfants. Husain répondit: “Augmentez l’imploration du pardon d’Allah.” Le troisième homme s’est plaint de l’état aride et d’un manque de sol fertile, Husain répondit: “Augmentez l’imploration du pardon d’Allah.” Ceux qui étaient assis avec lui ont dit: “Fils (c.-à-d. grand fils) du Messager d’Allah (bénédiction et salut de Dieu sur lui), chacun de ces trois hommes ont eu une plainte différente, pourtant tu les leur a donné la même réponse.” Husain leur demanda s’ils n’avaient pas lus les Versets d’Allah (l’Exalté):

“…Implorez le pardon de votre Seigneur, car Il est grand Pardonneur, pour qu’Il vous envoie du ciel, des pluies abondantes, et qu’Il vous accorde beaucoup de biens et d’enfants, et vous donne des jardins et vous donne des rivières.” (Coran 71:10-12)

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 133

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Selon Abou Hourayra (DAS), le Prophète (BSDL) a dit: “Il ne se lève pas un seul jour sur l’humanité sans que deux Anges ne descendent du ciel. L’un d’eux dit: “Seigneur Dieu! Remplace sa dépense à celui qui a dépensé!” Et l’autre dit: “Seigneur Dieu! Frappe de perte celui qui s’est montré avare!” (unanimement reconnu authentique)

Toujours selon Abou Hourayra (DAS), le Prophète (BSDL) a dit: “La main supérieure (celle qui donne) vaut mieux que la main inférieure (celle qui reçoit) et commence (dans tes dépenses) par ta famille. Ta meilleure aumône est celle qui ne laisse pas ta famille dans le besoin. Celui qui ne se rabaisse pas a demander l’aumône, Dieu lui préserve sa fierté et celui qui ne se montre pas son besoin, Dieu le met au-dessus du besoin”. (Rapporté par Al Boukhari)

BSDL: bénédiction et salut de Dieu sur lui
DAS: que Dieu lui accorde Sa satisfaction

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Hadith 1: Chapitre 35, Page 125, Numéro 294
Hadith 2: Chapitre 35, Page 125, Numéro 295

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Écoutez Récitation

1. Alif, Lam, Mim.

2. Est-ce que les gens pensent qu’on les laissera dire: “Nous croyons!” sans les éprouver?

3. Certes, Nous avons éprouvé ceux qui ont vécu avant eux; [Ainsi] Allah connaît ceux qui disent la vérité et ceux qui mentent.

4. Ou bien ceux qui commettent des méfaits, comptent-ils pouvoir Nous échapper? Comme leur jugement est mauvais!

5. Celui qui espère rencontrer Allah, le terme fixé par Allah va certainement venir. Et c’est Lui l’Audient, l’Omniscient.

6. Et quiconque lutte, ne lutte que pour lui-même, car Allah peut Se passer de tout l’univers.

7. Et quant à ceux qui croient et font de bonnes oeuvres, Nous leur effacerons leurs méfaits, et Nous le rétribuerons de la meilleure récompense pour ce qu’ils auront accompli.

8. Et Nous avons enjoint à l’homme de bien traiter ses père et mère, et “si ceux-ci te forcent à M’associer, ce dont tu n’as aucun savoir, alors ne leur obéis pas”. Vers Moi est votre retour, et alors Je vous informerai de ce que vous faisiez.

9. Et quant à ceux qui croient et font de bonnes oeuvres, Nous les ferons certainement entrer parmi les gens de bien.

10. Parmi les gens il en est qui disent: “Nous croyons en Allah”; puis, si on les fait souffrir pour la cause d’Allah, ils considèrent l’épreuve de la part des hommes comme un châtiment d’Allah. Or, s’il vient du secours de ton Seigneur, ils diront certes: “Nous étions avec vous!” Allah n’est-Il pas le meilleur à savoir ce qu’il y a dans les poitrines de tout le monde?

11. Allah connaît parfaitement les croyants et connaît parfaitement les hypocrites.

12. Et ceux qui ne croient pas disent à ceux qui croient; “Suivez notre sentier, et que nous supportions vos fautes”. Mais ils ne supporteront rien de leurs fautes. En vérité ce sont des menteurs.

13. Et très certainement, ils porteront leurs fardeaux et d’autres fardeaux en plus de leurs propres fardeaux. et ils seront interrogés, le Jour de la Résurrection, sur ce qu’ils inventaient.

Sourate 29. L’araignèe (Al-Ankabut)

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Une histoire a été rapportée au sujet d’un homme qu’un jour s’est assis avec son épouse pour manger du poulet grillé. Un mendiant a alors frappé à la porte et quand l’homme est allé lui répondre, il a grondé le mendiant et l’a chassé. C’était la volonté d’Allah qu’après ce même homme devrait devenir pauvre et être privé de toutes ses possessions matérielles; en raison de sa pauvreté, il a dû divorcer son épouse. Elle s’est mariée a un autre homme et un jour où elle s’asseyait avec lui pour manger du poulet grillé, quelqu’un a frappé à la porte. L’homme a dit à son épouse: “Donnez ce poulet à l’homme a la porte.” Quand elle l’a ouvert, elle a été choquée de se rendre compte que c’était son premier mari. Elle lui a donné le poulet et est retournée à son mari en pleurant. Son mari lui a demandé pourquoi elle pleurait? Elle l’a informé que l’homme à la porte était son mari précédent. Elle lui a alors raconté au sujet de l’histoire du mendiant que son mari précédent avait grondé et chassé et à ce son mari lui a répondu: “Par Allah, c’était moi ce mendiant.”

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 117

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Anas (DAS) rapporte: “Je n’ai jamais touché un tissu de soie, ni une soie plus doux que la paume de la main du Messager de Dieu (BSDL). Je n’ai jamais senti de parfum plus suave que celui du Messager de Dieu (BSDL). J’ai effectivement servi le Messager de Dieu (BSDL) durant dix années. Jamais il ne m’a dit “Ouf!” (en signe d’impatience et de réprobation). Jamais il ne m’a dit pour quelque chose que j’avais faite – “Pourquoi l’as-tu faite?” – ni pour quelque chose que je n’avais pas faite, “Que ne l’aies-tu faite?”

Selon Abouddarda (DAS), le Prophète (BSDL) a dit: “Rien ne pèse plus dans la balance du Croyant le jour de la résurrection que sa bonne moralité et son bon caractère. Dieu déteste en effet tout grossier au parler impudique”. (Rapporté par Attirmidhi)

BSDL: bénédiction et salut de Dieu sur lui
DAS: que Dieu lui accorde Sa satisfaction

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Hadith 1: Chapitre 71, Page 226, Numero 619
Hadith 2: Chapitre 71, Page 227, Numero 623

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Écoutez Récitation

177. La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, de donner de son bien, quelqu’amour qu’on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l’aide et pour délier les jougs, d’accomplir la Salat et d’acquitter la Zakat. Et ceux qui remplissent leurs engagements lorsqu’ils se sont engagés, ceux qui sont endurants dans la misère, la maladie et quand les combats font rage, les voilà les véridiques et les voilà les vrais pieux[1]!

Sourate 2. La vache (Al-Baqarah)

[1]: A délier les jougs: litt… les cous, c.-à-d. l’affranchissement des esclaves et des prisonniers de guerre.

Les combats: dans la guerre contre les infidèles.

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Un homme est allé à Ibn Abbas (que Dieu lui accorde Sa satisfaction) et dit: “O Ibn Abbas, je veux encourager les gens a faire le bien et les interdire a faire du mal.” Ibn Abbas lui répond, “Et as-tu atteint ce niveau?” Il dit: “J’espère que c’est le cas.” Il dit: “Si tu ne crains pas d’être exposé par trois Versets du Livre de Allah alors vas y.” L’homme a demandé: “Et quelles sont-elles?” Ibn Abbas mentionne ce verset:

“Commanderez-vous aux gens de faire le bien, et vous oubliez vous-mêmes de le faire…” (Coran 2:44)

Et alors il demande: “As-tu appliqué les implications de ce verset?” Il lui réponds: “Non.” Ibn Abbas alors mentionne le deuxième verset:

“Ô vous qui avez cru! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas? C’est une grande abomination auprès d’Allah que de dire ce que vous ne faites pas.” (Coran 61:2-3)

Ensuite Ibn Abbas lui demande: “As-tu appliqué les implications de ce verset? Il dit: “Non.” Il mentionne alors le troisième verset concernant Shuaib (la paix soit sur lui):

“…Je ne veux nullement faire ce que je vous interdis…” (Coran 11:88)

Ensuite Ibn Abbas lui demande: “As-tu appliqué les implications de ce verset? Il dit: “Non.” Ibn Abbas lui réponds: “Commence alors avec toi-même.”

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 205

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Selon Abou Ayub (que Dieu lui accorde Sa satisfaction), le Messager de Dieu (bénédiction et salut de Dieu sur lui) a dit: “Celui qui a jeûné le mois de Ramadan puis l’a fait suivre de six jours de Shawwal (10ème mois lunaire), c’est comme s’il avait jeûné tout le temps”. (Rapporté par Moslem)

*Note: Ces six journées de jeûne de Shawwal sont facultatifs et peuvent être consécutifs ou non.

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Chapitre 111, Page 368, Numéro 1252

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Selon Abou Hourayra (DAS), le Messager de Dieu (BSDL) a dit: “Celui qui a veillé à prier la nuit du “Qadr” (de la valeur) par foi et par unique désir de la récompense de Dieu, Dieu lui pardonne tous ses péchés passés”. (unanimement reconnu authentique)

Selon Ibn Omar (DAS), certains Compagnons du Prophète (BSDL) virent en rêve la nuit du “Qadr” (de la valeur) dans les sept dernières nuits (de Ramadan). Le Messager de Dieu (BSDL) leur dit: “Je vois que vos rêves se sont tous limités aux sept dernières nuits de Ramadan. Que celui qui cherche à la vivre l’attende dans l’une des sept dernières nuits de Ramadan”. (unanimement reconnu authentique)

Selon Aisha (DAS), le Messager de Dieu (BSDL) a dit: “Attendez la nuit du “Qadr” (de la valeur) dans les nuits impaires des dix derniers jours de Ramadan”. (Rapporté par Al Boukhari)

Selon Aisha (DAS): “Quand arrivaient les dix derniers jours de Ramadan, le Messager de Dieu (BSDL) en veillait toutes les nuits (à prier). Il réveillait ses femmes, redoublait de zèle religieux et retroussait ses manches (serrait la ceinture de son pagne)”.

BSDL: bénédiction et salut de Dieu sur lui
DAS: que Dieu lui accorde Sa satisfaction

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Hadith 1: Chapitre 109, Page 354, Numéro 1187
Hadith 2: Chapitre 109, Page 355, Numéro 1188
Hadith 3: Chapitre 109, Page 355, Numéro 1190
Hadith 4: Chapitre 109, Page 355, Numéro 1191

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Écoutez Récitation

1. Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’Al-Qadr[1].

2. Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr?

3. La nuit d’Al-Qadr est meilleure que mille mois.

4. Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’Esprit[2], par permission de leur Seigneur pour tout ordre.

5. Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube.

Sourate 97. Al-Qadr (La Destinée)

[1] Laylat-ul-Qadr: la nuit glorieuse (durant le Ramadan) où le Coran fut révélé pour la première fois.

[2] L’Esprit: l’Ange Gabriel.

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Voici des paroles du Cheikh Haçan Basri, surnommé Abou Seid el-Haçan ben Abil-Haçan Yecar, né l’an 21 (641-642), mort l’an 110 (728-729).

Dans une oraison (…) Haçan Basri disait: “Mon Dieu, Tu m’as accordé des grâces, et je ne t’en ai pas remercié. Tu m’as envoyé des épreuves, et je ne les ai pas supportées avec patience. Tu ne m’as pas retiré tes faveurs pour avoir manqué de reconnaissance et tu as supprimé les épreuves en voyant que la patience me faisait défaut. Mon Dieu, que Ta générosité et Ta miséricorde sont donc grandes!”

Hadith ~ Pur mensonge

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Selon Abou Hourayra (DAS), le Messager de Dieu (BSDL) a dit: “Quand l’un de vous est dans son jour de jeûne, qu’il s’abstienne de dire des grossièretés et d’élever la voix. Si quelqu’un l’injurie ou le provoque au combat, qu’il dise: “Je suis en état de jêune”. (unanimement reconnu authentique)

Selon Abou Hourayra (DAS), le Prophète (BSDL) a dit: “Celui qui ne s’abstient pas de mentir et d’agir en pur mensonge, Dieu n’a que faire de son renoncement à son manger et à son boire”. (Rapporté par Al Boukhari)

BSDL: bénédiction et salut de Dieu sur lui
DAS: que Dieu lui accorde Sa satisfaction

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Hadith 1: Chapitre 111, Page 366, Numéro 1238
Hadith 2: Chapitre 111, Page 366, Numéro 1239

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Coran 63.10. Et dépensez de ce que Nous vous avons octroyé avant que la mort ne vienne à l’un de vous et qu’il dise alors: “Seigneur! si seulement Tu m’accordais un court délai: je ferais l’aumône et serais parmi les gens de bien”.

Coran 2.272. …Et tout ce que vous dépensez de vos biens sera à votre avantage, et vous ne dépensez que pour la recherche de la Face “Wajh” d’Allah. Et tout ce que vous dépensez de vos biens dans les bonnes oeuvres vous sera récompensé pleinement. Et vous ne serez pas lésés.

Coran 2.274. Ceux qui, de nuit et de jour, en secret et ouvertement, dépensent leurs biens (dans les bonnes oeuvres), ont leur salaire auprès de leur Seigneur. Ils n’ont rien à craindre et ils ne seront point affligés.

Ibn Abbas (DAS) rapporte que le Messager de Dieu (BSDL) était l’homme le plus généreux. C’était au mois de Ramadan, quand il rencontrait Gabriel, qu’il était le plus généreux. Or Gabriel le rencontrait à chaque nuit de Ramadan où ils étudiaient ensemble le Coran. Quand Gabriel rencontrait le Messager de Dieu (BSDL), ce dernier était certainement plus généreux à dispenser le bien que le vent qui souffle sans arrêt. (unanimement reconnu authentique)

Selon Abou Hourayra (DAS), le Prophète (BSDL) a dit: “Il ne se lève pas un seul jour sur l’humanité sans que deux Anges ne descendent du ciel. L’un d’eux dit: “Seigneur Dieu! Remplace sa dépense à celui qui a dépensé!” Et l’autre dit: “Seigneur Dieu! Frappe de perte celui qui s’est montré avare!” (unanimement reconnu authentique)

BSDL: bénédiction et salut de Dieu sur lui
DAS: que Dieu lui accorde Sa satisfaction

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Hadith 1:Chapitre 111, Page 362, Numéro 1215
Hadith 2:Chapitre 35, Page 125, Numéro 294

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Écoutez Récitation

151. Dis: “Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit: ne Lui associez rien; et soyez bienfaisants envers vos père et mère. Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvreté. Nous vous nourrissons tout comme eux. N’approchez pas des turpitudes ouvertement, ou en cachette. Ne tuez qu’en toute justice la vie qu’Allah a fait sacrée. Voilà ce qu’[Allah] vous a recommandé de faire; peut-être comprendrez-vous.

152. Et ne vous approchez des biens de l’orphelin que de la plus belle manière, jusqu’à ce qu’il ait atteint sa majorité[1]. Et donnez la juste mesure et le bon poids, en toute justice. Nous n’imposons à une âme que selon sa capacité. Et quand vous parlez, soyez équitables même s’il s’agit d’un proche parent. Et remplissez votre engagement envers Allah. Voilà ce qu’Il vous enjoint. Peut-être vous rappellerez-vous.

153. “Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le donc; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie.” Voilà ce qu’Il vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la piété.

Sourate 6. Les bestiaux (Al-Anam)

[1] La majorité: en agissant en adulte raisonnable dans la gestion de ses biens

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Selon le Compagnon du Prophète Salman Ibn Amer (que Allah lui accorde Sa satisfaction), le Prophète (bénédiction et salut d’Allah sur lui) a dit: “Quand l’un de vous rompt son jeûne qu’il le fasse en mangeant des dattes. S’il n’en trouve pas, qu’il boive de l’eau car c’est un moyen de purification”. (Rapporté par Abou Dawud et Attirmidhi)

Anas (que Allah lui accorde Sa satisfaction) a dit: “Le Messager de Dieu (bénédiction et salut d’Allah sur lui) rompait son jeune en mangeant quelques dattes mûres avant de faire la prière. S’il n’en trouvait pas, il se contentait de quelques petites dattes, sinon il buvait quelques gorgées d’eau”. (Rapporté par Abou Dawud et Attirmidhi)

Selon Sahl Ibn Sa’d (que Dieu lui accorde Sa satisfaction), le Messager de Dieu (bénédiction et salut de Dieu sur lui) a dit: “La foi des gens ne cessera pas de se bien porter tant qu’ils hâteront la rupture de leur jeune”. (unanimement reconnu authentique)

Commentaire:
Pour éviter tout excès, ce Hadith nous prescrit de rompre le jeûne immédiatement après la disparition du disque solaire derrière la ligne de l’horizon (la coucher de soleil).

Certains pourtant continuaient le jeûne jusqu’au lever de l’étoile de la nuit par excès de scrupule.

Ce hadith vient les dissuader de telles pratiques masochistes car la religion est avant tout aisance et facilité.

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Hadith 1:Chapitre 111, Page 366, Numéro 1236
Hadith 2:Chapitre 111, Page 366, Numéro 1237
Hadith 3:Chapitre 111, Page 365, Numéro 1231

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Hadith ~ Quiconque jeune

Selon Abou Hourayra (que Dieu lui accorde Sa satisfaction), le Prophète (bénédiction et salut de Dieu sur lui) a dit: “Quiconque jeune le mois de Ramadan poussé par sa foi et dans l’espoir de la récompense divine, Dieu l’absout de tous ses péchés passés. (unanimement reconnu authentique)

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Chapitre 111, Page 362, Numéro 1216

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Écoutez Récitation

183. Ô les croyants! On vous a prescrit as-Siyam[1] comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété,

184. pendant un nombre déterminé de jours. Quiconque d’entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d’autres jours. Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu’(avec grande difficulté), il y a une compensation:[2] nourrir un pauvre. Et si quelqu’un fait plus de son propre gré, c’est pour lui; mais il est mieux pour vous de jeûner; si vous saviez!

185. (Ces jours sont) le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc, quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours. – Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants!

186. Et quand Mes serviteurs t’interrogent sur Moi.. alors Je suis tout proche: Je réponds à l’appel de celui qui Me prie quand il Me prie. Qu’ils répondent à Mon appel, et qu’ils croient en Moi, afin qu’ils soient bien guidés.

187. On vous a permis, la nuit d’as-Siyam, d’avoir des rapports avec vos femmes; elles sont un vêtement[3] pour vous et vous êtes un vêtement pour elles. Allah sait que vous aviez clandestinement des rapports avec vos femmes. Il vous a pardonné et vous a grâciés. Cohabitez donc avec elles, maintenant, et cherchez ce qu’Allah a prescrit en votre faveur; mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit[4]. Puis accomplissez le jeûne jusqu’à la nuit. Mais ne cohabitez pas avec elles pendant que vous êtes en retraite rituelle dans les mosquées. Voilà les lois d’Allah: ne vous en approchez donc pas (pour les transgresser). C’est ainsi qu’Allah expose aux hommes Ses enseignements, afin qu’ils deviennent pieux!

Sourate 2. La vache (Al-Baqarah)

[1] As-Siyam (le jeûne): c’est pendant tout le mois de Ramadan (9ème de l’année) qu’on jeûne. A cause du calendrier lunaire, les mois changent constamment de saisons. A partir du début de l’aube – environ une heure et demie avant le lever du soleil – jusqu’au coucher, on s’abstient de manger, boire, fumer et avoir des relations sexuelles. Du coucher du soleil à l’aube on mène une vie normale. De même que pour les prières, on a dû aménager, pour les régions polaires, les horaires de jeûne.

[2] Le paiement de la compensation s’applique exclusivement à ceux qui, à cause d’une grave maladie chronique ou de vieillesse, ne pourraient jamais remplacer les jours de jeûne manqués.

[3] Un vêtement: il faut entendre par là une source de tranquillité, de quiétude et de complémentarité réciproque entre les deux époux.
Autre interp.: une couverture. L’existence de liens permanents entre les deux époux rend difficile le fait de s’abstenir de rapports conjugaux. C’est pour cette raison, que ces rapports leur ont été permis la nuit d’as-Siyam.

[4] Le fil blanc… nuit: il faut entendre par là l’apparition de la lueur de l’aube.

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Ibn Khouzayma rapporte que Salman -que Dieu l’agrée- a dit: “Au dernier jour du mois de Cha’ban, le Messager de Dieu -que Dieu lui accorde Sa grâce et Sa paix- nous fit ce discours: “O hommes! Un mois magnifique et béni s’approche de vous, un mois qui renferme une nuit qui est meilleure que mille mois. Dieu a fait de son jeûne une prescription et de ses prières nocturnes un acte surérogatoire. Quiconque, pendant ce mois, s’approche de Dieu, par un acte de charité, est semblable à celui qui s’acquitte d’une des obligations prescrites en dehors de ce mois, et quiconque s’y acquitte d’une devoir prescrit, est semblable à celui qui s’acquitte de soixante-dix en dehors de lui. C’est le mois de la patience, et la patience ne sera rétribuée que par le Paradis. Il est aussi le mois du réconfort et un mois où les biens du croyant seront augmentés. Celui qui y donne à un jeûneur de quoi rompre son jeûne, cet acte lui vaudra une absolution de ses péchés et une préservation du Feu et aura la même récompense que lui sans que rien ne soit diminué de la récompense du jeûneur”. On lui demanda: “O Messager de Dieu, mais nous ne sommes pas tous capables de donner au jeûneur de quoi rompre son jeûne?”. Il répondit: “Dieu accorde cette récompense à quiconque donne à un jeûneur ne serait-ce qu’une datte, ou d’une gorgée d’eau ou du lait coupé d’eau. C’est un mois dont son début est une miséricorde, son milieu une absolution et son dernier une préservation du Feu. Quiconque y allège le travail de son esclave, Dieu l’absout et le préserve du Feu. Multipliez-y quatre choses: deux pour satisfaire à votre Seigneur et deux dont vous ne saurez passer outre. Les deux premières sont l’attestation qu’il n’y a d’autres divinités que Dieu et l’imploration de Son pardon. Les deux autres sont: la demande à Dieu pour vous accorder le Paradis et le refuge contre le Feu. Quiconque donne à boire à un jeûneur, Dieu l’abreuvera de mon bassin une gorgée de sorte qu’il n’éprouve la soif jusqu’à son introduction au Paradis”.

Les Compagnons du Prophète (Hayat-Assahaba)
Par Mouhammad Youssef Al-Kandahlawi – Volume II
Traduit par Fawzi Chaaban
Éditeur: Dar El Fikr – Beyrouth/Liban
Page 290

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Horaire Lecture du Coran – Lien Web

Horaire Lecture du Coran – Document PDF

Nul ne peut ignorer les bienfaits de la lecture Coranique. Pour simplifier la découpe de cette lecture et faire en sorte que chacun et chacune puisse completer le Coran dans son intégralité pour la fin du Ramadan, un calendrier a été confectionné.

Note: Etant donne que les femmes sont amenées a manquer des jours de jeune, la découpe a été étalée sur 20 jours, a raison de 3 hizb par jour, ce qui leur laisse une marge suffisante en cas d’interruption momentanée de leur mois. Il vaut en effet mieux se fixer une lecture de 3 hizb par jour que de laisser passer 5-6 jours de lecture a rattraper d’une traite.

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Selon Abou Hourayra (que Dieu lui accorde Sa satisfaction), le Messager de Dieu (bénédiction et salut de Dieu sur lui) a dit: “Jeûnez dès que vous voyez la nouvelle lune (de Ramadan) et rompez le jeûne dès que vous voyez la nouvelle lune (de Shawal). Si des nuages vous empêchent de la voir, complétez à trente jours le mois de Shaban (celui qui précède Ramadan). (unanimement reconnu authentique)

Commentaire:
(…) Il s’agit donc bien de la constatation, c’est-à-dire de la vue matérielle du nouveau croissant. Cette vue peut se faire à l’oeil nu mais rien n’empêche de se servir des inventions d’optique les plus perfectionnées et les plus récentes pour détecter la nouvelle lune. Il est même du devoir de toute la nation islamique de construire les observatoires les plus sophistiqués et ses aieux furent de brillants pionniers dans ce domaine (…)

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Chapitre 111, Page 363, Numéro 1219

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Écoutez Récitation

Tafseer Ayaat Al-Kursiy (En Anglais)

255. Allah! Point de divinite a part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-meme “al-Qayyum”. Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut interceder aupres de Lui sans Sa permission? Il connait leur passe et leur futur. Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut. Son Trone “Kursiy” deborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coute aucune peine. Et Il est le Tres Haut, le Tres Grand[1].

Sourate 2. La vache (Al-Baqarah)

[1] “Al-Qayyum”: ce mot arabe n’a pas d’equivalent en francais. Il signifie: celui qui n’a besoin de rien alors que tout a besoin de Lui, qui ne depend de rien alors que tout depend de Lui.

“Kursiy”: mot arabe qui signifie “siege”; certains commentateurs l’interpretent comme etant la Science d’Allah. Il est prouve qu’Allah ne ressemble en rien a Ses creatures.

Commentaire ~ La mort

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Il était 4 heures du matin lorsque la mort frappa à la porte.
Qui est-ce? S’écria l’homme hébété.
Je suis l’ange de la mort. Laisse-moi donc entrer!
Alors l’homme se mit à trembler, comme pris d’une fièvre subite.
Il cria à sa femme endormie: ne le laisse pas me prendre la vie!

S’il vous plaît, Ô Ange de la mort! Laissez-moi, je ne suis pas encore prêt.
Ma famille vit à mes dépens, de grâce, ton acte suspend.
Déjà l’ange de la mort se tenait au seuil de sa porte.
Ô mon ami, l’ordre d’Allah ne peut être différé,
Prépare-toi, pour la tombe, c’est pour maintenant.

Je te couvrirai d’or, mais épargne-moi la tombe sombre.
Pourquoi as-tu peur, ô homme, de mourir selon le voeu d’Allah?
Viens, souris-moi et ne t’attriste point, soit heureux de revenir vers Lui.

Ô ange j’ai honte de moi, je n’avais pas le temps de penser à Allah,
Du matin au soir, je faisais ma richesse sans pensée pour ce moment.
Aux ordres d’Allah, je n’ai point obéi,
Tout comme jamais, cinq fois par jour, je n’ai prié.
Les “Ramadans” venaient, les “Ramadans” passaient,
Mais toujours sans mon repentir.
Le Hajj (pèlerinage) fut déjà obligatoire sur moi,
Mais de mon argent, je ne voulus point me départir.
La charité, j’ignorais,
Mais l’usure et l’intérêt, je m’en accaparais.
Mes engagements, j’oubliais.
L’administration, je craignais,
De ma foi, j’avais honte.
Le blâme des mécréants m’effrayait.
La détresse de mes frères m’ennuyait.
Les artifices de ce monde m’attiraient.
Les mécréants, j’imitais,
Le champagne et le vin, j’appréciais.
Les femmes m’attiraient.
Malheur sur moi!
Ô ange, accorde-moi donc un sursis.

J’ai peur, dit l’ange, que ce moment soit le dernier de ta vie.
Ne sais-tu pas, qu’à la mort, goûtera chaque âme?
Tu as vécu dans ce monde et tes parents tu as négligé,
Tandis que le mendiant, affamé, tu repoussais.
Tes filles chantent et dansent dans les boîtes de nuits.
Tes fils se sont perdus avec des femmes sans vertu ni foi.
Au lieu de procréer des musulmans,
Tu as fait de tes enfants des mécréants.
Riches, mais si pauvres!
L’appel du muezzin, tu ignorais,
Tout comme le Coran t’est étranger.
Tes promesses ne furent jamais tenu,
Et ton arme favorite était la calomnie.
Tes employés, tu sous-payais,
Et le fruit de leur travail, tu récoltais,
Jamais partagé avec le pauvre ou l’orphelin.
Les malades tu fuyais la compagnie.

Ô ange de la mort,
Je sais, j’ai honte
Que n’ai-je reçu de ta part,
Des signes, quelques avertissements,
De cette mort si imminente!

Âme misérable, le Créateur y a pourvu.
Point donc ne L’insulte, Il est parfait.
Mais à Ses signes tu restais sourd et aveugle.
Tes cheveux blancs t’annonçaient le retour…
Ta vue faiblissante t’annonçait le retour…
Ta force qui s’étiole t’annonçait le retour…
Ton échine recourbée t’annonçait le retour…
Voilà des avertissements suffisants,
Pour des gens qui réfléchissent!
Mais ta préoccupation se confinait à ce monde.
Puisque le Coran tu as ignoré,
Sache au moins alors, qu’il y était écrit
Que ce monde n’est qu’un éclair devant l’éternité.
Mais les avertissements du Coran, tu as dédaigné!
Cesse de pleurnicher, O humain!
Vers ton Créateur sera ton retour,
Car ton âme je la prends maintenant.
Le répit m’est interdit.

Un cri de l’homme et sur le sol il s’affaissa.
Son corps immobile, son visage éteint.
Il semblait se reposer, du sommeil éternel.
Son corps ne pouvait simplement plus exprimer
La douleur alors toujours intense de l’âme qu’on arrache.
La vie, des fois, peut réserver des surprises, mais jamais la mort.
Car enfin, chacun sait bien, qu’il est né… pour un jour, mourir!

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